Salut la gang pdq.. j'ai été absent quelques jours, voici la raison!!! J'ai fait un voyage en pourvoirie, voici le récit.
Un voyage en pourvoirie est toujours comparable à un bas de laine de noël. Parfois tu y trouves du charbon et dautres fois tu peux y vivre de belles surprises. Ce fut le cas cette fin de semaine lors de mon édition annuel de ma pêche entre ami à la pourvoirie Mijocama. Ou il était permis de pêcher lachigan à grande bouche par le pourvoyeur. Pour ces raisons, il y avait quelques professionnels en bassboat provenant du Québec qui se préparait pour leur saison de tournoi. Toujours très impressionnant a voir aller.
Mon aventure commença jeudi soir, au moment ou mon chum Olivier mannonçait son retard ce qui retardait le départ de notre voyage. Pour ma part, je suis quelquun qui a quelques belles qualités, mais la patience en est malheureusement, pas une. Javais hâte de pêcher. Alors jai été pêcher au vers en attendant que mon chauffeur arrive dans le coin. Lors de cette séance dimpatience jai eu la chance de croiser un crapet de roche et ensuite de combattre férocement un barbue noir, enfin cest ainsi que les vieux pêcheurs de la place les appellent. Je ne sais pas si cette espèce est en fait un «white catfish » ou « blue catfish » mais une chose qui est certaine cest quelle est très différente à celle du « channel catfish » (barbue de rivière) , par sa plus grosse mâchoire, son absence de tache sur sa robe très foncé, cest 2 grosses bosses en guise de corne sur sa tête plate et cest barbillon beaucoup plus imposant.
Enfin, après ce combat de titan entre ce monstre et ma Ste-Croix, je reçois lappelle de mon matelot me disant être près darrivé. Parfait, on accroche la chaloupe légendaire et on part. En montant vers le pays des merveilles nous avons dut arrêter prendre un autre moussaillon, faire lépicerie, pacter les choses de mon chauffeur, chercher une station dessence pendant une heure avec la lumière à gaz allumé et des sueurs froides dans le coin de Dorval, éviter 2 chevreuils de très prêt, trouver un restaurant 24 heures et rendue prêt de notre destination, nous avons dut faire avec un brouillard nous empêchant de rouler plus de 20 km/h. Avec tout ces facteurs mis ensemble nous sommes arrivé à destination vers 4h00 du matin. Croyez-moi, maintenant je suis un homme patient.
Nous étions les derniers des 20 garnements arrivés sur les lieux et le soleil commençait à se lever. Nous avons donc décidé daller taquiner le bass dès notre arrivé et de déclarer notre nuit comme blanche. Le lac était miroir et le brouillard rendait le tout, tout simplement merveilleux, féérique, et enchanteur. Nous avons vite fait dattraper nos premiers achigans, quel plaisir que de combattre ces petits démons vert. Rendue à laprès-midi nous avions attrapé une vingtaine dachigan mais aucun gros. Nous avons donc décidé daller faire un peu de plongé avec les tubas pour repérer les plus gros. Mission accomplie, les plus gros était repéré dans les 10 pieds deau. Étant en lac et nayant pas de prédateur direct, les gros achigans peuvent sen permettent avec un comportement de prédateur arborant les profondeurs. Nous avons donc changé nos présentations et les prises ont commencé à grossir. A lheure du souper nous avons relaxé un peu plus, la nuit blanche nous rattrapait tranquillement. Je me suis mis à moucher paisiblement sur le quai. Jai attrapé mes premières prises à la mouche. Crapet de roche, arlequin et soleil et un petit méné de 3-4 pouces, un vairon selon le pourvoyeur. Mais surtout, jai attrapé mon premier achigan à la mouche, un achigan de 3 pouces mais jétais quand même fière de voir ce petit combattant tasser rapidement les nombreux crapets environnent ma présentation pour foudroyer ma mouche.
Le propriétaire des lieux, Jocelyn, était intéressé à me voir moucher et est venu me proposer daller découvrir un de ses lacs à moucheté et arc-en-ciel non loin du campement et part le fait même de me donner un cour de mouche car il semblait évident que jen était a mes premières frasques. Jacceptai ses deux propositions avant quil change davis et une heure plus tard je me dirigeais, avec mon matelot et un peu plus dexpérience de moucheux en arrière de la cravate, vers le lac a truite.
Au lac à truite, jai rapidement attrapé 4 mouchetés au vers et Olivier en a attrapé une a la mouche. En le regardant moucher jétais très stupéfait car il en était à ses premiers lancés et se débrouillait très bien, en le regardant mouché jai arrêté de ramener ma cuillère au moins une minute quand soudain la musique part sur mon reel et sa partait vite en silvouplait. Je croyais à ma première arc-en-ciel mais lorsque jai vu le bétail sauté jai compris quil sagissait de tout autre chose. Une moucheté de minimum et je dis bien minimum 4 lbs, si ce nest pas 5 lbs. Le poisson dune vie. Un monstre comme jen ai jamais vu. Un buck avec le ventre bien rouge et les gros crochets en guises de mâchoire. Je capotais tout simplement. La fatigue des 40 heures sans dormir, les 4-5 bières et ladrénaline mavaient rendue complètement débile. Tout à coup je vois le finfino dOlivier moucher vers ma prise, de manquer son lancer et de saccrocher avec sa mouche autour de ma ligne en pleine épreuve de force. Je ne sais pas à quoi il a pensé pour faire un tel geste, surement la fatigue qui a fait des siennes. Jai levé la ligne pour éviter que sa se mêle, ma ligne à eu un lousse et du même coup, la truite de ma vie cest échappé. Olivier était désolé, moi jétais trop en colère pour mexprimer. Après tout, cétait à moi de ne pas se laisser déconcentrer, rester focus sur mon combat. Au moins, quelques temps après, jai attrapé une grosse tortue, un snapper par la bouche, cétait assez impressionnant et jai attrapé mon arc-en-ciel, ce qui ma permis de recommencer à voir un peu de rose autour de moi. Cette prise marqua la fin de ces 40 heures rocambolesques et donna place à un sommeil des plus profonds.
Le lendemain nous avons fait un peu de truite et de bass. Aucune truite, seulement un nombre impressionnant de crapets de toute sorte à la mouche et au vers. Et un bon nombre de bass. Et pour la troisième journée, mes comparses partaient tous très de bonne heure car les gars de rds venaient prendre possession de notre chalet dans laprès-midi pour tourner une émission sur lachigan. Jai quand même pu donner une dernière demi-heure de coup de ligne avec mon compagnon Sébastien qui pêchait à la mouche. Jai attrapé mon 23e, 24e et mon 25e achigan de la fin de semaine et lui un beau petit a la mouches. Ce qui mit fin a une fin de semaine que je considère comme tout simplement extraordinaire. Je crois que cet endroit va devenir une tradition pour chaque année de ma vie.
Les photos des prises.. (beaucoup plus à venir dans mon diaporama du voyage)
Crapet de Roche

Barbue noir

Le vairon

Crapet Arlequin

Truite Arc-en-ciel

Achigan à grande bouche

Jocelyn est un très bon gars, on se réfère des clients l'un et l'autre, j'ai d'ailleurs des clients qui sont aller coucher là cette année... J'ai justement été prendre une bière avec il y a 1 mois... Sa pourvoirie est a 5 minute du 31-Milles...